Chers Lecteurs,

Ce blog se veut motivant pour tous ceux ayant l'impression de stagner ou de régresser dans leur vie personnelle. Le but de ce blog n'est pas de culpabiliser mais de donner quelques pistes de réflexions et de compréhensions sur les raisons qui nous poussent à utiliser des drogues, à rechercher l'état second...
Il est le résultat d'une expérience de vie et de végétation, qui m'amène à vouloir partager mes motivations passées qui m'ont permis de modifier positivement et radicalement mon mode de vie. Je le rappelle, la moralisation n'est pas une solution, nous savons tous ce qui est bien pour nous-même.
Il suffit d'une aide extérieur pour nous aider à aboutir à nos idéaux.

Dans l'attente que ce blog s'étoffe, je vous invite à consulter l'ébauche de mon autobiographie qui saura, j'espère, attirer votre curiosité...

Les thèmes que j'aborderais ne sont pas simple à commenter publiquement, c'est pour cela que j'ouvre grand la porte de ma boîte mail et ne divulguerais aucun des éléments qui pourrais m'être confiés de cette manière.
D'ailleurs, ce blog est anonyme.

lundi 16 décembre 2013

Autobiographie
Cette autobiographie est une manière pour moi d'introduire le fondement même de ce blog qui en est la conclusion finalement, vous pourrez vous en apercevoir au fur et à mesure de la construction de celui-ci.

1/ Introduction
Je suis né en 1979 dans le nord de la France, j'ai vécut toute mon enfance dans un petit village dont je tairais le nom pour l'anonymat que les révélations qui suivent expliqueront.

Issu d'une famille très conservatrice et catholique, de parents mariés, je suis un enfant de la classe moyenne.
Mes parents, très croyant, avait une vie social débordante d'un point de vue associatif, autant au niveau œcuménique qu'auprès de la commune.
Je suis le second d'une fratrie de quatre enfants, les rituels familiaux étaient très présent, tout aussi important que la pratique de la religion.
Les rituels dont je parle étaient assez courant: les services dans la maison, l'heure du couché, pas de livre à table, pas de tv pendant le repas, bref des fondamentaux familiaux qui sont assez ordinaires.

Les rituels catholique étaient bien plus ennuyeux voire parfois dérangeant pour les invités extérieures, je crois même n'avoir jamais vécut de situations similaire au sein d'autres familles.
Notamment celui de se tenir la main avant chaque repas pour chanter le bénédicité, imaginez à l'adolescence l'embarras que cette mise en scène peu engendrer, autant vous dire que je triais mes amis sur le volet.
Heureusement, nous tournions cette situation absurde en plaisanterie par des regards complices narquois.
En général, mes amis s'en souvenaient pour longtemps, d'ailleurs, certains m'en parlent encore maintenant, s'interrogeant de l'intérêt de cette pratique.
Mes parents n'était ni témoins de Jéhovah, ni Amish, ni de je ne sais quelle dérive sectaire, ils étaient juste singulièrement pratiquant.
La prière du soir (pas celle d'Eddy Mitchell) était vivement conseillé, la messe du Dimanche obligatoire jusqu'à 14 ans...
J'ai tout tenté pour éviter ce supplice du Dimanche: m'enfermer dans les toilettes, retarder le départ, feindre d'être malade, ne pas me laver, dire que j'étais sataniste, musulman etc...
Le seul avantage de pouvoir aller à la messe est d'être enfant de cœur, c'est de pouvoir manger des hosties en douce et parfois profiter de la quête, ça donne au moins quelques péchés à se faire pardonner.
Ce n'est pas le sujet du blog mais c'est surement une des raisons qui m'a amené à expérimenter d'autres alternatives de vie.

2/Systémie
Contrairement à mon frère ainé, potentiellement surdoué, j'étais diffèrent, plus pragmatique, moins porté sur la connaissance, le savoir, la maitrise des sciences.
Ainsi, apprendre les leçons, faire les devoir étaient une vraie corvée, alors que lui s'en amusait, passait son temps le nez dans les livres.
Cet écart de développement inquiétait formidablement mes parents, ils se sont très vite alarmé quant à mon devenir (vers 4-5 ans), en voyant mon ainé formulant de vrai discussion d'adulte à 7 ans et moi ne pensant qu'a m'amuser.
Très vite, j'ai pris inconsciemment mon frère comme modèle, conscient que je n'atteindrais jamais son degré de réflexion et de réussite, il rêvait de piloter un avion, moi de vendre des bonbons.
Cette dévalorisation s'est immiscé sournoisement en moi, comme une barrière à mes aboutissements futur. Alors je passais le plus clair de mon temps à singer son attitude, regarder les émissions littéraires à la TV (dont je ne comprenais pas un traitre mot à 10 ans), côtoyer ses amis et tenter de m'intéresser aux livres.

La seconde phase est celle de l'affirmation de soi, celle qui amène à contredire son entourage, sur n'importe quelles sujets, même lorsqu'ils ne sont pas maîtrisés.
A ce jeu, j'étais bien souvent perdant, ce qui me confortait dans cette impuissance factice.
Mes parents ne se sont jamais montrés soutenant par rapport à ce rabaissement systématique et le sentiment de supériorité qui grandissait chez mon frère ainé.

Pour finir, nous passions notre temps à nous battre physiquement, jouant futilement à celui qui aurait le dessus.
Ces démonstrations de forces ont beaucoup participé à mes capacités de résiliences futures.

3/ Prémices

J'ai fumé ma première cigarette à 9 ans, je dois dire qu'elle n'était pas unique ce jour là, il s'agissait  d'un paquet volé au père d'un camarade qu'il fallait absolument finir dans l'heure qui suivait, une orgie de fumé.
Je m'étonne toujours que mes parents ne se soit pas alarmé de l'odeur âcre à mon retour d'escapade, n'étant fumeur ni l'un ni l'autre.
Il est important de préciser que je n'étais pas vraiment volontaire dans cette histoire, plutôt influencé qu'instigateur. L'effet enivrant de la cigarette m'a plu et j'avais enfin une expérience que mon frère n'avait pas...

Après quelques années de sagesse, j'ai repris l'habitude de la cigarette conviviale entre pote vers 13 ans sans en être bien fière actuellement.
L'enivrement que la cigarette procurait me plaisait particulièrement, c'est dans la recherche de l'effet que je m'inscrivait.
La psychologie de comptoir est celle de dire que l'on fume pour faire comme tout le monde, je vous assure que non.
J'étais comme l'alcoolique qui se cache pour boire seul (plutôt une habitude de femmes alcooliques).
La toxicomanie commence ainsi...

Je n'était pas particulièrement porté sur l'alcool à cet âge, mon seul plaisir était de boire un panaché, ce qui n'est pas vraiment nocif.
La notion de faire comme tout le monde était plutôt rattaché à l'alcool, car je n'aimais pas son effet à grande consommation, il est trop tardif, pas assez immédiat.

Lorsque j'avais 14 ans, à ma demande, j'ai intégré un internat, pour pouvoir me libérer de l'ambiance familiale qui me paraissais insoutenable à cette période.
Les premières semaines d'internat sont toujours celles de l'intégration, où il est indispensable de s'affirmer, démontrer son caractère, ses capacités de résistances aux provocations des ainés.
Parfois l'affront physique est nécessaire.
J'étais alors en 4ème dites Technologique, résultat d'une scolarité désastreuse, le désintérêt des matières générales m'avait amené à chercher la facilité et une orientation en conséquence.
Je dois dire que l'établissement était particulièrement bon, des professeurs intéressés et concernés par leurs élèves, en plus d'un effectifs d'élèves par classe très réduit.
C'est durant la première année que je me suis défoncé le plus, en tout cas celle des premiers comas éthyliques.
Comme les jeunes le font actuellement par "binge drinking", nous nous saoulions à l'éther ou au trichloréthylène.
Malgré les effets dramatiques que cela procurait tel que la perte des capacités de concentrations, les difficultés à réfléchir, nous persistions bêtement à sniffer ou inhaler ces salopperies.
Le lieu de prédilections de consommation était le train, le lundi matin avant de nous rendre en cours.

Une image me revient toujours à l'esprit; un matin le contrôleur nous a surpris dans un compartiment fermé alors que nous consommions du trichlo, l'odeur chimique de ce produit est telle, qu'elle provoque immédiatement l'ivresse à l'inhalation. Le contrôleur n'a pas pu ne pas s'en apercevoir, une remarque sur la situation aurait été adapté au lieu de ça il s'est tenu à contrôler nos billets.
Nous avions 15 ans, l'intervention d'un adulte aurait été normal et sans risques, tout adulte a une responsabilité sur un jeune lorsqu' il est en position de danger pour lui et pour les autres. Il se doit moralement d'intervenir, d'autant plus lorsqu'il est en situation professionnelle.
D'ailleurs la notion de non assistance à personnes en danger est inscrit dans la loi.
Je ne lui en veut pas personnellement, mais peut-être que la SNCF pourrait sensibiliser davantage leurs salariés sur ce genre de comportement, j'irais plus loin en avançant que ces manquements ont sûrement participé au non respect de la fonction de "contrôleur" au fil des années, je rappel que ces faits ont eu lieu en 1994, le trajet n'a pas d'importance.

Ce type de produit n'entraine pas de dépendance proprement dites mais les effets psychiques du produit sont varié et amène l'usager à aller toujours plus loin dans sa défonce.
Son effet commence par une douce chaleur envahissant le cerveau, en consommant davantage il se transforme en une hilarité, alors arrive une impression de gonflement cérébral, finalement un bruit assourdissant semblant provenir de l'ouïe  comme un "boum, boum,boum, etc" un son éléctrique avec un écho insupportable, c'est alors que le comas est inévitable.
Ainsi, je me suis retrouvé un dimanche à 18h dans la cave en plein coma, mon père m'a retrouvé face contre terre inanimé.
Avec l'aide du médecin de famille et de mes parents,  je me suis décidé d'en finir avec ces produits.
Les jours qui ont suivi sont un vrai traumatisme, je ne pouvais plus me concentrer, mes yeux me brûlait lorsque je fixais un objet, je tremblais comme une feuille et ce durant une semaine complète.

Je suis toujours sujet à des troubles de l'attention et de la concentration.
Le trichloréthylène et l'éther ont été retirés des produits en vente libre en grande surface pour raisons de santé public quelques années plus tard.

Je fumais déjà du cannabis parfois, toujours avec les mêmes amis, l'effet m'a pas plu tout de suite.
Ma première expérience s'est traduit par l'impression de glisser, de ne plus être capable de tenir la position assise correcte, de ne rien comprendre au conversation, une sensation très désagréable.
Par la suite, il semblerait que mon psychisme se soit habitué, suffisamment pour supporter la détente que procure le haschich, le "lâcher prise" qui amène à l'hilarité.
Comme toutes les drogues, l'état psychique est directement lié à l'effet, c'est ainsi que des personnes fragiles ou fragilisées entrent dans un état de psychose après la consommation de drogues douces ou dures.

Puisque le plaisir était là, je me suis mis à fumé de plus en plus, d'autant que ça me permettait de faire de nouvelles connaissances, d'élargir mon cercle amical.
Fumer coûte cher alors il faut rentabilisé, pour cela j'ai commencé à acheter des quantité plus importante, par 25g puis 50g, pour vendre de petite quantité et consommer à moindre coût, le problème est qu'il faut souvent faire goûter le "matos", la clientèle n'est pas toujours facile...
Bref, je fumais de plus en plus, jusqu'à 15 joints par jour, mes résultats scolaire étaient catastrophique et je me suffisais du peu qu'était la moyenne de 10/20.

Le cannabis est un produit qui inhibe énormément, appelé "le blocage" pour les initiés, ce qui implique un désintérêt général pour l'environnement et un repli sur soi.
Il est difficile de se projeter vers l'avenir quand on est en permanence sous l'effet du cannabis, l'ambition n'existe plus ou alors sous forme de fantasme.
La paranoïa est courante chez le consommateur, donnant l'impression d'être sujet de tout les regards, que l'entourage comprend l'état dans lequel on se trouve, le regard de l'autre devient alors inquisiteur.

A cette période, je souffrais d'une grande perte de confiance en moi, n'ayant que très peu d'activité concrète, productive, m'aidant à me démarquer des autres par un talent quelconque, mon seul talent était de rouler des joints plus vite que la plupart.

4/ Mademoiselle M.

Mes amis fumait tous, plus ou moins, et mon entourage étaient de plus en plus varié: musicos éclairés et passionnés en recherche d'inspirations, des pères de familles, bons vivants, et d'autres assoiffés de sensations fortes.
Ces derniers m'ont toujours fait flipper, leurs besoins insatiable de défonce, leur humeur versatile était assez déstabilisante, je les fuyais, ce qui m'a sauvé je pense.
Malgré ça, je me suis pris d'affection à une fille de ce cercle, un peu folle, débordante d'énergie, belle comme il y en a peu, nous avions 19 ans, Je l'appellerais Mademoiselle M..
Je travaillais, elle aussi, elle avait son permis, pas moi. Elle était intéressée par les expériences les plus loufoques possibles, capable d'essayer de fumer de l'aspirine juste pour en voir l'effet, induisant qu'elle était prête à faire beaucoup de chose pour se mettre à l'envers.
Sexuellement très active, elle avait un appétit insassiable à l'époque, sobre ou non, une vrai boulimique de la vie.
Parce qu'elle se savait belle, c'était une grande consommatrice de produits de beauté, de fringue.
A cet fin, elle jouait de ses charmes pour obtenir ce qu'elle voulait, jamais de chantage ni autres coup bas, toujours dans la finesse de la séduction. Et moi, je tombais dedans comme tout les autres qui ont suivis.

Après 2 mois de relation, elle me présenta ses amis les plus proches, tous fans de techno, de rave party en tout genre, ce que je détestais au plus haut point.
L'ambiance puait la drogue dur, ses amis étaient de milieux professionnels très différents: commerciaux, vendeur, professeur, chômeur, carriste, etc...
Celui qui m'a le plus marqué était le professeur de techno, d'humeur éléctrique, trapu, le visage marqué, sweat shirt capuche, casquette rempli de piercing..un style très incertain pour un prof, il disait:
"Mes éléves savent que je me défonce, rien à foutre, la plupart s'en mette plus dans le nez que moi".
Ce qui était plutôt improblable, mais rassurant pour lui...
Son truc à lui, c'était la coke, l'alcool, le shit, l'héroïne, dans l'ordre de consommation, il était toujours au courant des festivals et autres raves en pleine airs, le leader du groupe.
M. en était sous l'emprise, je savais qu'elle s'intéressait à tout, je lui avais déjà dit ce que j'en pensais et elle s'en foutait complétement.
C'était un électron libre, on ne lui imposait pas grand chose, à moins d'avoir une petite ligne ou un billet sous le coude.
J'avais ni l'un ni l'autre, c'est ainsi que notre relation suivie se termina:
Un soir alors qu'elle me rendit visite chez mes parents, nous sommes allé chez "Blue", un de mes potes (nous lui avons donné le nom de son chien car il était aussi lent que lui).
Blue était très intelligent, passionné de musique mais très feignant, il sortait de chez lui uniquement pour acheter des bières et se fournir.
 Il vivait chez ses parents qui lui avait aménagé un studio au dernier étage, parfait pour l'intimité.
Son complexe était son poids, pas dramatique d'ailleurs, mais estimait que l'héroïne était le meilleur régulateur.
Ce soir là, M. est tombé sous le charme des deux, après une bonne soirée un peu arrosé, quelques pétard, elle feignit le sommeil pour rester sur place.
Elle avait compris la petite faiblesse de Blue et souhaitait en profiter, quitte à donner un peu de son corps.
Son corps a toujours été l'outil de tout ses désirs et ça le restera toujours.
Les toxicomanes ont une relation au sexe comme une monnaie d'échange, le plaisir est associé à la drogue et vice versa.
Le lendemain, Blue était devenu mon pire ennemi, bien que M. était une garce, je la protégeais à ma manière. Et lui, il lui avait offert le fruit avarié.
Même si je savais que ce n'était pas la première fois, je ne voulais pas qu'elle associe mes amis à la consommation d'héroïne.
Je n'ai plus jamais revu Blue après cette soirée, contrairement à M. qui me sollicitait fréquemment pour boire un verre, acheter une barrette ou une soirée au calme.
Je l'ai vu se flétrir au fur et à mesure des années, l'héroïne lui avait fait perdre ses formes, ses fesses étaient devenu plates, ses hanches osseuses, ses seins n'était plus que des mamelons au milieu d'un torse, ses joues se sont creusés, elle s'était tatoué en prison un symbole sur le visage, il ne lui restait plus que ses yeux pétillants pour me montrer qu'elle était bien vivante et aimait toujours autant la vie.
J'étais incapable d'avoir une relation sexuelle avec elle lorsqu'elle le voulait.
La transformation de M. m'a permis de ne jamais goûter à l'héroïne, elle a participé à ma construction, malgré elle.

En dépit de ça, M. me prenait pour son confident, elle me contait sa vie, ses expériences...
Elle était très fière d'être danseuse en club échangiste, d'avoir obtenu la voiture d'un des clients pour bon et loyaux service, ne parlait jamais de prostitution mais à demi mot me confier qu'elle en vivait.
Les accidents de parcours l'on amené à effectuer trois avortements, qu'elle se refusait à y associer quelconques émotions.
Dans son discours, la seule tristesse qu'elle éprouve est à l'évocation de la rupture de sa première histoire d'amour, il était son ainé de quinze ans, l'avait brutalement mis à l'écart au bout de cinq ans alors qu'elle s'imaginait se marier, avoir une maison et des enfants avec lui. Elle avait 18 ans.




















Le blog se rédige petit à petit, la biographie en particulier, l'arrivée de Mademoiselle M amène une nouvelle dimension... J'aimerais pouvoir écrire plus souvent, désolé pour les impatients, il faudra suivre le rythme.